La loi de finances 2026 modifie le Plan d’épargne retraite (PER) : nouveaux plafonds minimaux et maximaux, limite d’âge pour la déductibilité et fiscalité de sortie ajustée. Ce qu’il faut comprendre pour optimiser votre stratégie retraite.
PER 2026 : ce que la loi de finances change pour votre épargne retraite
Publié le 13/02/2026
Le Plan d’épargne retraite (PER) s’est imposé en quelques années comme un pilier de l’épargne retraite en France. En mars 2025, il comptait près de 12 millions de titulaires et plus de 131 milliards d’euros d’encours. Son succès repose en grande partie sur son avantage fiscal à l’entrée : les sommes versées peuvent être déduites du revenu imposable, sous conditions.
La loi de finances pour 2026 fait évoluer le dispositif. Bonne nouvelle sur les plafonds de déduction, mais encadrement renforcé sur l’âge et légère hausse de la fiscalité à la sortie : voici ce qu’il faut retenir.
Des plafonds de déduction fiscale plus élevés en 2026
Le principe reste inchangé : les versements volontaires sur un PER sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel. Pour rappel, il existe deux types de plafond :
- un plafond dit « universel », applicable à tous les épargnants (salariés, fonctionnaires…) ;
- un plafond spécifique aux travailleurs non-salariés (TNS), anciennement connu sous le nom de « plafond Madelin », plus élevé pour tenir compte de la baisse plus marquée de leurs revenus à la retraite.
Ces plafonds minimaux et maximaux sont calculés en fonction du Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS). Sa revalorisation au 1er janvier entraîne mécaniquement une hausse des montants déductibles. Ainsi, en 2026 :
- le plafond « universel » varie entre 4 710 € et 37 680 € ;
- le plafond des travailleurs indépendants s’établit entre 4 801 € et 88 911 €.
Des plafonds de déduction fiscale mobilisables sur une plus longue durée
Autre évolution importante : il est désormais possible d’utiliser les plafonds de déduction non consommés des cinq dernières années, contre trois auparavant.
Cette mesure peut notamment permettre de réaliser un versement important pour « rattraper » un retard d’épargne retraite, tout en réduisant sa fiscalité immédiate.
Une déductibilité désormais limitée après 70 ans
La loi de finances 2026 introduit une nouveauté structurante : les versements effectués à partir de 70 ans ne sont plus déductibles fiscalement.
Jusqu’à présent, aucune limite d’âge ne venait restreindre l’avantage fiscal du PER. Désormais, le dispositif est clairement recentré sur sa finalité première : la préparation de la retraite, et non l’optimisation patrimoniale tardive. Concrètement :
- les versements restent déductibles jusqu’à 70 ans ;
- au-delà, il est toujours possible d’alimenter un PER, mais sans avantage fiscal à l’entrée.
Une fiscalité de sortie alourdie en 2026
Autre évolution à prendre en compte : la fiscalité applicable aux plus-values à la sortie du PER.
Le PER comprend trois compartiments :
C1 - les versements volontaires,
C2 - les versements issus de l'épargne salariale et du compte épargne temps (CET),
C3 - les cotisations obligatoires.
À la sortie (en capital ou en rente), les plus-values générées sont soumises aux prélèvements sociaux.
À compter du 1er janvier 2026 :
- le taux des prélèvements sociaux passe de 17,2 % à 18,6 % ;
- le prélèvement forfaitaire unique (PFU) passe de 30 % à 31,4 %.
Cette hausse concerne principalement les sorties en capital issues des versements volontaires et de l’épargne salariale. En revanche, pour les rentes issues des cotisations obligatoires, le régime social reste inchangé (taux maintenu autour de 9 %).

PER : un produit d'épargne toujours attractif en 2026 pour préparer sa retraite
La réforme 2026 confirme une tendance de fond :
- les incitations fiscales à l’entrée sont maintenues et même renforcées (plafonds plus élevés, report sur 5 ans) ;
- le cadre est davantage structuré (limite d’âge à 70 ans, fiscalité de sortie légèrement plus élevée).
Le PER reste donc un outil performant de préparation à la retraite, à condition d’être intégré dans une stratégie globale : âge de départ, niveau de revenus, tranche marginale d’imposition, objectifs patrimoniaux…
Plus que jamais, la question n’est pas seulement « faut-il ouvrir un PER ? », mais à quel moment l’utiliser et comment l’articuler avec l’ensemble de votre stratégie retraite. Nos experts retraite sont à votre écoute pour analyser votre situation, estimer l'impact fiscal de vos versements et vous aider à intégrer le PER dans une stratégie cohérente de préparation de la retraite.
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